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Toujours mieux rapprocher l’offre de la demande d’emploi

mardi, 8 juillet 2014

L’exemple de la RATP. Découvrez l’interview d’Aymeric Chemin, Référent Formation chez Sodie

Sodie : 8 juillet 2014

L’exemple de la RATP

Construire des réseaux, utiliser tous les outils et dispositifs existants pour rapprocher l’offre de la demande d’emploi, être en veille permanente, permettre des opportunités, aider les candidats à se repositionner ou à s’insérer sur le marché du travail… autant d’objectifs remplis par les équipes de Sodie. Avec, parfois, comme ce fut le cas cette année de la mission menée auprès de la RATP, une belle synergie entre tous les acteurs. Revue de détail avec Aymeric Chemin, Référent Formation chez Sodie.


 Q. : Vous êtes Référent Formation chez Sodie. Qu’apportez-vous aux candidats que le Cabinet suit ?

Aymeric Chemin : Nous avons tous le même objectif chez Sodie : accompagner les candidats dans leur projet de reconversion, de reclassement ou de recherche d’emploi. Les aider à ouvrir les bonnes portes, les orienter sur la bonne voie, leur donner le bon coup de pouce. Et, la formation en est un. Nous accompagnons donc les candidats, mais également nos collègues, consultants RH, pour leur donner toutes les informations indispensables sur ce qui existe en matière de formation, sur l’actualité législative et réglementaire, sur les centres de formation et ce qu’ils proposent.

Nous avons ainsi bâti un référencement à portée de main pour tous les consultants Sodie pour qu’ils trouvent immédiatement le dispositif le mieux adapté à leurs besoins, permettant ainsi d’accompagner les projets de reconversion, de susciter des montées en compétences, d’être en adéquation avec le marché du travail.

 

 Q. : Vous avez accompagné la RATP dans le recrutement chauffeurs de bus. Comment se déroule une telle mission axée sur le reclassement ?

Aymeric Chemin : Nous avons été invités à un déjeuner, organisé en début d’année par l’Ecole de formation des professionnels de la route, l’un de nos interlocuteurs quotidiens dans la mise en place de formations pour les candidats que nous suivons. Au cours de ce déjeuner, nous avons rencontré le le responsable de l'ingénierie de formation du département Bus de la RATP qui nous a appris qu’il recherchait, dans le cadre d’une POE (Préparation opérationnelle à l’embauche) confiée à Pôle emploi, de nouveaux profils susceptibles de devenir machinistes-receveurs, à savoir chauffeurs de bus. Avec Amandine Faucher, Responsable Formation Sodie, nous avons convaincu la RATP, avec l’accord de Pôle emploi, d’accepter de mener une action parallèle avec nous, donnant ainsi une accélération au processus de recrutement.

Nous avons très largement diffusé l’information à tous nos collègues pour qu’ils repèrent rapidement, parmi les candidats qu’ils suivent, les personnes susceptibles d’être intéressées. Nous avons ainsi identifié 54 candidats qui ont pu entrer dans le processus de recrutement de la RATP, ce qu’ils n’auraient pu faire sans les liens que Sodie avait noués avec la RATP. Nous avons été réellement facilitateurs d’une mise en relation directe de candidats avec la RATP.

 Q. : Une fois cette porte ouverte, comment est-ce que cela se passe pour les candidats ?

Aymeric Chemin : Sodie a créé le contact direct. Ensuite, seuls sont en relation les candidats et les services RH de la RATP. Nous n’intervenons plus à ce stade. Mais, naturellement, nous conservons le contact avec les candidats. Ces derniers ont été soumis aux mêmes étapes de tests et d’entretiens que les autres candidats ayant postulé, via Pôle emploi, à ce processus de recrutement. La RATP a développé un process très bien encadré, selon deux phases principales, une de tests avec des tests psychotechniques et des tests psychomoteurs et une d’entretien et de recrutement. Enfin, il faut passer le permis D. C’est d’autant plus normal que vous transportez, en milieux urbains, des personnes. C’est le gage de leur crédibilité. Or, parmi les tests, vous avez des épreuves de français et de mathématiques. C’est souvent lors de ces épreuves que nos candidats ont été éliminés. Sur 54 présentés, deux ont été recrutés. Il faut d’ailleurs savoir que c’est plus ou moins proche des moyennes habituelles relevées à la RATP : sur 70 personnes candidates, ils retiennent en général 7, pas plus. Depuis, nous avons contacté les candidats qui n’avaient pas été recrutés. Pour certains, cela a été une découverte et ils ont décidé de poursuivre dans cette voie et de devenir chauffeurs pour une autre entreprise.